La pub c’est de la merde, soutien aux Déboulonneurs

, par Steph

La publicité c’est moche, ça occupe l’espace, ça bouche le paysage (réel et virtuel), ça véhicule une idéologie pourrie, ça s’infiltre partout, ça t’espionne, ça te transforme en gibier à commercial-pubard à la con, c’est la propagande du système,

la pub c’est de la merde, on n’en veut pas !

Après cette envolée lyrique on va se calmer un peu, mais juste pour expliquer que des gens opposés à l’invasion pubesque bataillent depuis parfois fort longtemps, un peu partout en France, et par tous les moyens à leur disposition : interpellation des politiques, actions en justice, actions directes.

Un exemple par cheu nous, le collectif des déboulonneurs lillois est bien actif, dénonce les horreurs, passe à l’action-barbouillage... y z’ont un compte twitter (https://twitter.com/deboulille) pour rendre compte de la situation locale et transmettre les infos d’ailleurs :

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horreur
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action (à apprécier avec ou sans modération)

Et avec cette dernière image nous y voilà : la légitime défense face à l’agression publicitaire ininterrompue n’est pas du goût des autorités, même si elle se limite à un bien inoffensif barbouillage.

C’est pour une action de ce type, en 2014 rue Solférino, que des déboulonneurs lillois ont été embarqués, puis présentés au procureur afin de régler les amendes - non seulement pour les coups de peinture (100 €), mais aussi pour refus de prélèvement d’ADN (200 €). Ben tiens.

Paiement il n’y eut pas, nos deux virtuoses du pinceau se retrouvent donc derechef en correctionnel, mardi 9 juin 2015. Qui dit procès dit frais, oeuf corse, ce qui n’est jamais minime (l’avocat : dès qu’il décroche le téléphone pour te répondre, tu lui dois du pognon).

Il y a donc une collecte de sous (voir l’article sur deboulonneurs.org), et puis un concert de soutien vendredi 15 mai, au Centre Culturel Libertaire, comme de juste.